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Filière dattes : où se joue réellement la marge à l'export

Publié le 1 août 2026

Le prix départ verger explique moins de la moitié du prix rendu Rungis. Le reste se joue au conditionnement, au froid et aux trois jours d'attente au port.

Un exportateur qui compare son prix de revient à celui d'un concurrent regarde presque toujours le prix d'achat au producteur. C'est la ligne la plus visible et c'est rarement celle qui creuse l'écart.

Sur un conteneur de deglet nour expédié vers la France, le prix départ verger pèse entre 38 % et 45 % du prix rendu. Le conditionnement en pèse 12 à 18 selon que le tri est manuel ou semi-automatisé. La chaîne du froid, elle, ne coûte pas cher tant qu'elle n'est pas rompue : la rupture se paie en déclassement, et un lot déclassé perd 30 à 40 % de sa valeur en une journée.

Le poste que peu d'exportateurs chiffrent est l'attente. Trois jours de stationnement au port, sur un produit à 4 000 euros la tonne, coûtent en immobilisation et en qualité davantage que la totalité de la marge logistique négociée avec le transitaire. Les opérateurs qui gagnent de l'argent sur cette filière sont ceux qui ont réglé le passage portuaire, pas ceux qui ont acheté le moins cher.

La conséquence pratique est inconfortable : l'amélioration la plus rentable n'est pas agricole, elle est administrative.

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